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Banquiers & Assureurs : 10 idées pour innover et réussir


L’innovation est un gisement naturel de valeur ajoutée sans limite connue.




En période de récession, sur un marché bancaire et assurantiel saturé et hyperconcurrentiel, avec
des produits largement banalisés, seule l'innovation est génératrice de croissance et de marges.
Elle est un rempart contre la guerre des prix, la faiblesse de la demande, la volatilité des clients et
contribue en outre à restaurer l’image de ces professions dans l’opinion publique. Pour accélérer et
rendre plus efficient le process d’innovation, focus sur 10 idées aussi simples qu’efficaces.

Idée n°1 : Développer la culture de l’innovation
Diffuser une culture de l'innovation, c'est inciter à prendre des risques dans la recherche du progrès
permanent pour accroître la satisfaction des clients, de l'entreprise et de l'environnement
L’évolution culturelle souhaitée suppose de faire de la capacité d’innovation une des valeurs clés de
la stratégie de l'entreprise. L’organisation de séminaires dédiés, l’élaboration d’une Charte de
l'innovation, la stimulation intellectuelle des collaborateurs pour libérer la créativité favorisent
l’émergence d’une culture de l’innovation.

Idée n°2 : Stimuler l'intelligence collective
Il s'agit d’impliquer chaque collaborateur pour démultiplier la force créative de l’entreprise et
maximiser sa capacité d’anticipation et d’adaptation à un monde en mouvement
Les collaborateurs de terrain disposent d'une vision précise des attentes des clients. Stimuler leurs
comportements entrepreneuriaux leur permettra de proposer de nombreuses innovations process
pertinentes. La création de cercles d'expressions libres pourra également faire émerger de nouvelles
idées et les porteurs d'innovation récompensés et mis en avant deviendront des exemples à suivre. A
noter que le développement des technologies web 2.0 facilite ce type de collaboration quelle que
soit la taille de l'entreprise et son étendue géographique (Intranet, Forums de discussion, Bases de
connaissances,…).

Idée n°3 : Abolir les frontières de l'inspiration
Le concept différenciant, source d’innovation, peut être importé d'autres secteurs d’activité ou
d'autres pays
Les produits bancaires et assurantiels ayant tendance à devenir des produits de grande
consommation, s'inspirer des industriels reconnus pour leurs compétences marketing (L'Oréal,
Nestlé,…), ou pour la qualité de leur process d’innovation (Michelin, Apple) peut s’avérer très
profitable. Certains produits pourraient être importés et adaptés au marché français tel que le crédit
hypothécaire ou l’assurance-vie dédiée au financement des études supérieures. La clé du succès
repose sur la mise en place d’un observatoire universel de l'innovation pour élargir le champ des
possibles.

Idée n°4 : Mesurer les valeurs ajoutées
La valeur ajoutée d'une innovation mérite d'être mesurée en amont et en aval de son déploiement,
du point de vue des clients, de l'entreprise et des tiers
Une mesure de la valeur ajoutée réellement perçue par les différentes parties prenantes permet de
se prémunir des aprioris et de délivrer un produit / service / process au plus près des attentes de la
cible. En la matière, être rationnel c’est être pragmatique, en acceptant et en intégrant les retours
des panels testés quel que soit leur degré de subjectivité ou leur incohérence apparente.

Idée n°5 : Capitaliser sur ses expériences antérieures
Asseoir son développement sur des réalisations passées permet d'accélérer et de sécuriser le
process d'innovation
Le process d’innovation doit s’apprécier comme une démarche itérative qui intègre progressivement
et durablement les avancées antérieures au niveau des composants produits, des tests clients, et des
compétences des équipes pour obtenir des résultats probants plus rapidement.

Idée n°6 : Ecouter ses clients
Les clients sont les mieux à même de définir ou de suggérer les succès de demain
La première règle est d’observer la manière dont vivent les clients afin de mieux anticiper et de
répondre au plus juste à leurs attentes et à leurs besoins.
Il convient aussi d’évaluer les efforts de tous ordres (prix payé, changement d'habitudes, de
fournisseurs,…) que sont prêts à consentir les clients visés (internes ou externes) pour s'offrir
l’innovation proposée et s’assurer qu’ils estiment en retirer un bénéfice supérieur.

Idée n°7 : Accepter le risque d'échec, prélude aux succès futurs
La rentabilité attendue d'une innovation est souvent proportionnelle à la prise de risque initiale
Multiplier les études d’opportunité permet de se prémunir des fausses bonnes idées et d'identifier la
pépite cachée qui procurera un avantage concurrentiel déterminant. Abandonner au bon moment
les projets défaillants (trop longs, trop complexes ou trop risqués) permettra de limiter l'impact
financier global. Réaliser un bilan objectif des échecs rencontrés permettra d’améliorer sensiblement
la détection et la qualification des meilleurs projets.

Idée n°8 : Mutualiser les risques en diversifiant les projets d'innovations
Construire un large portefeuille de projets pour objectiver les décisions et maximiser les chances de
succès

Banquiers & Assureurs : 10 idées pour innover et réussir

Idée n°9 : Renforcer ses capacités d'exécution
La performance réside dans la capacité à développer agilité et célérité pour s'affranchir des
contraintes internes
Pour réussir ce challenge, il faut investir régulièrement dans l’urbanisation et l’évolutivité du système
d’information et externaliser la production des composants non stratégiques. La valeur ajoutée du
banquier et de l’assureur réside principalement dans les phases de conception, d’assemblage et de
distribution.

Idée n°10 : Normalisez son process d'innovation
Développer rapidement des innovations rentables en s’appuyant sur une planification rigoureuse
des projets
Réussir un projet innovant suppose, pour chaque étape, d’identifier les compétences nécessaires, de
les déployer et de fixer des délais maximum d’exécution.
Tout projet innovant prenant du retard devra être reconsidéré pour éviter d’arriver sur le marché
après la concurrence…

Banquiers & Assureurs : 10 idées pour innover et réussir

Les entreprises qui réussissent sont celles qui disposent d’une excellente capacité d’exécution et de
diffusion et non pas nécessairement celles disposant des meilleures idées au départ.
Quelques règles simples permettent d’accroître significativement les chances de succès. Il convient
de se focaliser sur l’intérêt du client et de dépasser les contraintes internes, se fixer et suivre un
nombre limité et précis d’objectifs, nommer un référent «innovation » au sein de chaque Direction,
désigner un pilote unique aux pouvoirs élargis pour chaque projet d’innovation et communiquer
largement autour de l’actualité des projets innovants.

Par Olivier Arroua, Associé, Selenis

A propos d’Olivier Arroua
Diplômé d'un DESS d'Audit, il dispose d'une expérience professionnelle de plus de 10 ans exclusivement au service des secteurs de la Banque, de l'Assurance et de la Protection sociale. Auditeur interne chez HSBC, puis Organisateur dans le Groupe SMABTP, il a également exercé des responsabilités de Manager chez Eurogroup avant de fonder Selenis. Spécialiste des problématiques stratégiques et de transformation d'entreprises, il accompagne les entreprises clientes du cabinet dans des projets de grande envergure.
Il enseigne à l'Université Paris Dauphine (Structuration de la pensée et communication orale) ainsi qu'à l'ESC Montpellier (Conseil en Stratégie). Il a par ailleurs également enseigné la gestion de projet à l'Ecole Nationale de l'Assurance (ENASS).
Durant le dernier semestre 2009, Selenis organisera des conférences en partenariat avec l’Université de Paris Dauphine à destination des étudiants mais également des professionnels du monde financier sur des thématiques telles que : l’innovation financière, le service client ou encore sur la valeur ajoutée du contrôle interne en terme de performance.

A propos de Selenis
Créé en janvier 2006 par deux consultants d'Eurogroup, Olivier ARROUA et Marie BELLOY, Selenis est spécialisé dans les secteurs de la Banque, de l’Assurance et de la Protection sociale. En constante progression, son chiffre d’affaires est de 750 K€ en 2008. Société à dimension humaine privilégiant la qualité des missions, Selenis s’appuie sur un réseau d'experts indépendants (Actuaire, Avocat d'affaires, Expert SI,…) afin d’apporter à ses clients une expertise complète et modulaire. Parmi eux, on peut citer : la Caisse des Dépôts, Groupama, Gan Assurance, MNH, Netima, IPSEC Prévoyance.

Mardi 22 Septembre 2009
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