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Banques françaises : vers un recentrage et la sortie d’Egypte ?


Les années 2000 ont été sans conteste une période de conquête et d’expansion des réseaux bancaires français. Tant vis-à-vis de nouveaux territoires, avec de nombreuses opérations de croissance externe – avec plus de 30 opérations menées sur 10 ans pour les 3 principaux groupes Français ou via des croissances organiques des réseaux (croissances de plus de 10% sur la période) en vue de répondre aux besoins fondamentaux des nouveaux clients des pays émergents.





Banques françaises : vers un recentrage et la sortie d’Egypte ?

Avec la crise financière et ses corollaires, une période « de recentrage » s’est ouverte rythmée par les annonces de cessions et les besoins de rationalisation.

Ainsi, la Société Générale - leader Français sur les pays émergents en termes de banque de détail et 3ième acteur du marché Européen derrière Unicredit et Raiffeisen - est entrée en discussion avec la Qatar National Bank (QNB) pour les 77% de sa filiale, seconde banque privée d’Egypte, la NSGB.

Si l'approbation donnée jeudi dernier par la banque centrale d'Egypte pour la poursuite du process de due diligence ne préjuge pas des échanges entre les parties, le fait que la SG envisage de céder l’une de ses filiales de BDD les plus rentables avec un coefficient d’exploitation de 34% (30% en 2010) et un ROE de plus de 20%, traduit les difficultés qui s’imposent aux banques françaises.

Pour les 3 principaux groupes français qui totalisent près de 7 500 agences (y.c. Grèce), c’est une réduction de près de 14 % (1050 agences) qui est d’ores et déjà prévue voire réalisée.

Banques françaises : vers un recentrage et la sortie d’Egypte ?

Au-delà du cas particulier de la Grèce, la crise financière a amené les banques françaises à des choix structurant au titre de la banque de détail international :
- Prise en compte du besoin de taille critique sur les marchés visés (exemple : sortie de BNP Paribas du marché de banque de détail en Russie);
- Choix de recentrage sur certaine zone géographique (exemple : cession du Crédit Agricole de ses filiales en Afrique subsaharienne)


Ce phénomène qui connaît une certaine accélération avec les contraintes liées aux nouvelles règlementations Bâle III devrait ainsi pousser les acteurs bancaires « historiques » à défendre leurs parts de marché et voir le recentrage se faire au profit d’acteurs « émergents » comme le marocain Attijariwafa, le géant Russe Sberbank et peut-être demain les banques du Qatar ou d’Abu Dhabi.


Ce recentrage des acteurs bancaires historiques favorise la montée d’acteurs locaux et indirectement de nouveaux accords « sud / sud ». Ainsi :
- la QNB, filiale du fonds souverain, qui a annoncé il y a quelques mois un plan quinquennal destiné à accroitre sa présence en Afrique et Moyen Orient pourrait au-delà de la NSGB investir dans le capital de la banque marocaine Attijariwafa Bank.
- ICBC qui est entrée à hauteur de 20% au capital de la Standard bank


VELHON Partners

Vendredi 19 Octobre 2012
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