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Argentine : le point de vue du Ducroire


La SA Ducroire classe l’Argentine en catégorie 3 pour le risque politique lié aux transactions courantes, sur une échelle de 1 à 7, 1 étant le risque le plus faible. En ce qui concerne le risque commercial, l’Argentine est classée en catégorie C (échelle de A à C, A étant le risque le plus faible).




L’économie argentine bénéficie pleinement de la demande chinoise, même si, six ans après la crise, des signes de surchauffe apparaissent.

Elue triomphalement le 28 octobre 2007, dès le premier tour des élections présidentielles, Cristina Fernández de Kirchner succède à son mari, Néstor Kirchner, à la tête d’un pays métamorphosé. L’Argentine connait en effet actuellement une croissance économique vigoureuse, stimulée par la consommation et les exportations. Fait rare en Amérique latine, le gouvernement précédent jouissait toujours d’une grande popularité à la fin de ses quatre années de pouvoir. A son arrivée à la présidence, son mari avait lui dû faire face à un pays sortant de crise, qui venait de connaître de graves mouvements de protestation et qui avait vu se succéder cinq présidents en quelques mois, alors que le chômage et la pauvreté avaient atteint des sommets.

L’origine de la crise remonte aux années 90, sous la présidence de Carlos Menem. Pour mettre fin à l’hyperinflation des années 80, celui-ci avait opté pour la parité du peso par rapport au dollar. Suivant les conseils du Fond monétaire international (FMI), le gouvernement appliquait alors les théories néolibéralistes et multipliait les privatisations. Si l’ancrage du peso au dollar a bien engendré la stabilité des prix, il a aussi rendu les importations beaucoup plus abordables et les produits étrangers se sont ainsi substitués aux biens domestiques. Confrontées de plus à l’appréciation du dollar et à la dévaluation du real brésilien à la fin des années 90, les industries du pays étaient ainsi dépourvues de débouchés, entraînant une hausse du chômage, qui grimpera jusqu’à 25%. La situation était d’autant plus désespérée pour les entreprises, que le crédit était devenu inaccessible suite à la hausse du taux d’intérêt, poussé par la dette publique toujours plus élevée. Le gouvernement, pour compenser la diminution de ses revenus, optait en effet pour l’emprunt plutôt que pour la contraction de ses dépenses et la lutte contre la corruption. La phase finale de l’agonie argentine a eu lieu à la fin 2001-début 2002, lorsque se sont succédés les retraits bancaires massifs, le gel des comptes, la déclaration de défaut sur la dette publique pour un montant de 93 mia USD et enfin l’abandon de la parité et la forte dépréciation du peso qui en a suivi.

Néstor Kirchner en sauveur de la nation

Avec l’arrivée au pouvoir de Néstor Kirchner en mai 2003, le pays entamait son rétablissement. Le nouveau président péroniste, qui venait de battre le revenant Carlos Menem, choisissait de maintenir Roberto Lavagna, un économiste respecté, au poste de Ministre de l’économie. L’Argentine allait maintenant pouvoir bénéficier d’un taux de change très compétitif pour les exportations, et rendant la plupart des importations inaccessibles. L’industrie pouvait ainsi se développer, d’autant plus qu’elle profitait aussi de la croissance mondiale élevée et de la forte demande chinoise, poussant notamment le prix du soja vers des sommets.
En conséquence, la croissance réelle de l’économie a atteint une moyenne annuelle de 9% en 2003-06. Elle a encore atteint presque 8% en 2007, bien aidée par les politiques du gouvernement. Celui-ci a en effet maintenu un peso faible via des interventions de la Banque centrale sur le marché des changes, tout en stimulant l’activité interne grâce à un taux d’intérêt réel négatif et une politique budgétaire expansionniste. Celle-ci ne se reflète pas par un déficit sur la balance budgétaire du gouvernement, puisqu’un surplus est maintenu depuis 2003 (1,8% du PIB en 2006), grâce aux revenus en forte hausse. Cependant, le surplus primaire est en baisse et Néstor Kirchner ne profite pas de la situation pour préparer des exercices futurs moins favorables. En effet, les dépenses du gouvernement sont, depuis 2003, en hausse constante par rapport au PIB, malgré la vigoureuse croissance de ce dernier.

Contrôles des prix et manipulation des chiffres

Etant donné ce cocktail idéal pour l’inflation, très coûteuse électoralement, le gouvernement a imposé des contrôles stricts sur l’évolution des prix, principalement pour les produits alimentaires, énergétiques et d’utilité publique. Ces prix plafonnés réduisent les marges des entreprises, qui doivent donc limiter leurs investissements, menaçant le niveau de la production future. Ceci entraîne également des tensions entre offre et demande, notamment dans le secteur énergétique, qui a connu de sérieuses pénuries lors des derniers mois.

Cette stratégie, difficilement tenable à long terme, montre donc déjà ses limites, d’autant plus qu’elle semble inefficace pour lutter contre l’inflation. Celle-ci s’élèverait autour de 10%, selon les chiffres annoncés par l’institut national de statistiques (INDEC). Cependant, cet organe, sous l’influence directe du gouvernement, est accusé de manipuler les chiffres de l’inflation et a perdu toute crédibilité. La plupart des analystes s’accordent à dire que l’accélération des prix excède significativement les estimations de l’INDEC, et il n’est pas impossible que le véritable taux d’inflation soit déjà proche des 20%.

Suite au limogeage de Lavagna, défenseur d’une ligne plus prudente, ces politiques économiques hétérodoxes et populistes, à la limite du nationalisme, ont été renforcées depuis fin 2005. Elles placent actuellement l’Argentine entre le Brésil et le Venezuela sur la carte politique de l’Amérique latine. Kirchner est en effet loin d’adopter les politiques économiques prudentes du gouvernement Lula, mais il n’a pas non plus suivi l’exemple d’Hugo Chávez, en entamant une politique de nationalisation des ressources naturelles ou de la production.

Le boom des exportations agricoles

Membre et instigateur, avec le Venezuela, de la Banque du Sud, institution multilatérale visant à remplacer le FMI et la Banque mondiale pour ses membres latino-américains, l’Argentine est également un pilier du Mercosur. Ce marché commun donne notamment aux entreprises argentines un libre-accès aux marchés brésilien et vénézuélien. Etant donné la bonne santé de ces deux économies, ceci contribue à la croissance des exportations, un des principaux moteurs de la croissance actuelle en Argentine.

Le volume des biens exportés a ainsi crû à une moyenne annuelle supérieure à 9% depuis la crise, alors que les recettes en devises ont elles augmenté en moyenne de 15% par an. Le surplus courant qui était apparu sur la balance des paiements en 2002, se maintient pour le moment, même si les importations se sont également reprises, une fois le choc de la dévaluation passé. En 2006, ce surplus s’est encore élevé à 3,8% du PIB, même s’il devrait se rapprocher de l’équilibre dans les années à venir.

Ce redressement s’explique bien entendu par le taux de change compétitif, mais également par la flambée des cours des produits agricoles, et surtout du soja, qui occupe la moitié des terres cultivées. L’Argentine, premier exportateur mondial d’huile et de farine de soja, profite de la demande de la Chine, son premier client pour ces produits, ainsi que du succès des biocarburants. L’ensemble des exportations argentines de céréales s’élèverait en 2007 à
environ 15 mia USD, soit 23% des recettes en devises. Ses autres sources de devises sont les hydrocarbures, la viande, le tourisme, ainsi que les véhicules. Les exportations de biens manufacturés ne représentent en tout que 25% des recettes en devises. La vulnérabilité de l’économie aux fluctuations des prix mondiaux des matières premières, et surtout des céréales est donc relativement élevée.

La moitié des exportations sont réparties entre les cinq principaux pays clients de l’Argentine, à savoir dans l’ordre : le Brésil, le Chili, les Etats-Unis, la Chine et l’Espagne. Du côté des fournisseurs, presque 50% des importations proviennent du Brésil (35% de ses importations) et des Etats-Unis (14%), alors que sur l’ensemble des produits importés, 31% concernent des biens d’équipement.

Une crise pas encore oubliée pour le commerce belgo-argentin

En 2006, les exportations belges vers l’Argentine se sont élevées à 227 M EUR. Si elles sont en hausse continue depuis le creux à 95 M EUR de 2002, elles n’ont pas encore retrouvé le niveau d’avant la crise, puisqu’elles avaient atteint un sommet de 293 M EUR en 2000. Ceci classe l’Argentine à la 50ème place dans les clients de la Belgique, alors que le pays occupe le 3ème rang à l’échelle latino-américaine, à bonne distance des géants brésiliens et mexicains. Les exportations belges vers l’Argentine se composent avant tout de biens d’équipement (pour un total de 77 M EUR), tels que des machines, des équipements électriques ou des véhicules. Les exportations de produits chimiques s’élèvent elles à 45 M EUR. Parmi les autres produits d’exportation importants, on retrouve les produits pharmaceutiques, plastiques, ainsi que énergétiques. Cependant, des opportunités existent également entre autres dans des secteurs tels les fertilisants, les pigments et autres matières colorantes, les produits nettoyants, les articles en caoutchouc, l’industrie du verre ainsi que celle du papier.

Du côté des importations, l’Argentine est le 55ème fournisseur de la Belgique et seulement le 5ème en Amérique latine, ne devançant que de peu des pays tels l’Equateur et le Pérou. Outre le Brésil et le Mexique, le Venezuela et, de justesse, le Chili, exportent en effet davantage vers notre pays. En 2006, les exportations argentines vers la Belgique s’élevaient à 203 M EUR, soit encore loin des 267 M EUR atteints en 2000, même si elles aussi, sont en constante hausse depuis la crise. Elles se composent principalement de viande et d’autres produits alimentaires.

Des incertitudes quant à la protection des investissements

Les réformes des années 90 ont fait de l’Argentine l’un des marchés émergents les plus libéralisés. La loi garantit ainsi un traitement égal entre les investisseurs locaux et étrangers, et ces derniers n’auront besoin d’aucune autorisation, ni de s’enregistrer auprès d’un quelconque organe, lors de leur entrée sur le marché argentin. De plus, les investisseurs belges désirant s’implanter en Argentine bénéficieront du traité bilatéral de protection des investissements entré en vigueur en 1994.
Au classement de l’indicateur Doing business 2008 de la Banque mondiale, l’Argentine se trouve en 109ème position sur 178 pays. En Amérique du Sud, elle est devancée par le Chili, le Pérou, la Colombie, l’Uruguay et le Paraguay mais obtient une meilleure évaluation que le Brésil. Ce meilleur classement que son voisin s’explique notamment par la facilité de lancer une activité commerciale et de mettre un terme à celle-ci en Argentine.

Cependant, la crise et les politiques populistes ont engendré davantage d’incertitudes, avec les contrôles de prix, ainsi qu’un plafond pour la participation étrangère dans les entreprises de certains secteurs, ou l’exigence d’un certain contenu local dans la production. De plus, les règlementations du marché du travail pourraient être revues prochainement, au bénéfice des salariés. Ce changement d’attitude se reflète dans le niveau des investissements directs étrangers, qui peinent à décoller, malgré la reprise économique. En 2006, ils sont redescendus au niveau de 2002, et représentaient à peine plus de 1% du PIB.

L’attitude de l’exécutif argentin est souvent arbitraire, comme a pu l’expérimenter Suez, qui a quitté le pays. Le gouvernement reproche généralement aux entreprises étrangères de ne pas investir suffisamment afin de garantir l’approvisionnement de la population, comme convenu dans leurs contrats. De leur côté, les multinationales se plaignent des prix excessivement rigides. Une amélioration avec Cristina Fernandez de Kirchner, qui a promis « plus de responsabilité et d’obligations », n’est pas à exclure. Elle entend ainsi négocier un pacte social avec les milieux d’affaires et les syndicats afin de maitriser l’inflation. Toutefois, un changement radical d’orientation économique reste très peu probable.

D’autre part, le système juridique est assez inefficace et corrompu et les interférences politiques sont en augmentation. De plus, les investisseurs étrangers peuvent s’attendre à être défavorisés par rapport aux acteurs locaux, particulièrement dans les conflits liés aux règles du travail. De manière générale, les Argentins évitent souvent le système judiciaire, et préfèreront régler leurs différends en dehors des tribunaux. Un contentieux de paiement est réglé en 590 jours en moyenne en Argentine, contre 616 pour le Brésil, 700 pour l’Amérique latine et 443 pour les pays de l’OCDE. La procédure coûtera en moyenne 17% du montant contesté (contre 31% en Amérique latine et 18% dans les pays de l’OCDE). Dans le classement 2007 de Transparency international, qui évalue le degré de corruption, l’Argentine se classe 105ème sur 180 pays. Ceci place le pays en 6ème position en Amérique du Sud, notamment derrière son voisin brésilien, qui se classe lui 72ème.

Dans le secteur céréalier, où se concentrent une grande part des investissements étrangers, une taxe sur les exportations est imposée, y compris sur celles à destination des autres pays membres du Mercosur. Cette taxe, qui peut déjà s’élever jusqu’à 35%, devrait encore être augmentée. Ceci réduirait fortement les marges des producteurs qui ont démarré de larges mouvements de protestations. Cependant, la production reste bénéficiaire, étant donné les cours élevés. Cette taxe est utilisée à la fois comme un outil pour combattre l’inflation (en redirigeant la production vers le marché domestique) et comme une source de revenu devenue essentielle dans le budget du gouvernement.

Relations rompues avec le FMI

Les politiques expansionnistes et la conjoncture favorable ont permis de faire redescendre le chômage sous les 9% en 2006, même si 40% des emplois ne sont pas déclarés, et sont donc sans protection sociale. La pauvreté a elle aussi diminué, mais les inégalités restent très élevées : les 10% les plus riches gagnent 35 fois plus que les 10% les plus pauvres.

La présidente a promis que la lutte contre la pauvreté et les inégalités serait une priorité. Pour ce faire, l’Argentine s’est débarrassée de la tutelle du FMI, puisque le pays lui a remboursé anticipativement l’entièreté de sa dette en janvier 2006, soit un montant de 9,8 mia USD. Si cela lui a bien apporté l’indépendance recherchée, l’absence d’un programme avec l’institution multilatérale bloque pour le moment toute discussion au Club de Paris. Or, ce groupe des principaux créanciers publics détient encore 5,2 mia USD d’obligations argentines en défaut. Cristina Kirchner vient encore d’assurer sa volonté de trouver une solution, tout en réitérant le refus de tout nouveau programme FMI.

Par ailleurs, 26 mia USD restent également en défaut vis-à-vis des créditeurs privés qui n’ont pas accepté le debt swap de 2005. Celui-ci, qui visait à restructurer la dette argentine suite au défaut de 2002, a donnée naissance à de nouveaux titres, avec une plus longue maturité et une valeur nominale ne représentant que 25 à 35% des anciens. Cette opération a permis à l’Argentine de retrouver des niveaux d’endettement plus soutenables, surtout si l’on combine cette diminution nominale à la croissance économique et aux recettes en devises en hausse qui caractérisent actuellement le pays. Ainsi, la dette extérieure était estimée à 230% des recettes d’exportations et 63% du PIB fin 2006, alors que ces ratios s’élevaient encore respectivement à 394 et 113% à la fin 2004. Si les problèmes d’arriérés posent encore problème pour accéder aux marchés financiers internationaux, l’Argentine peut par contre compter sur le soutien d’Hugo Chávez, puisque le Venezuela a acheté 5 mia USD en obligations argentines.

Le service de la dette est lui aussi en nette baisse : alors qu’il atteignait quasiment 90% des recettes en devises à la fin 2003, il n’était plus que légèrement inférieur à 50% à la fin 2006. D’autre part, vu la hausse des recettes d’exportations et l’intervention de la Banque centrale sur le marché des changes afin de maintenir un peso compétitif, les réserves en devises atteignent un niveau très confortable, et équivalent actuellement à plus de 8 mois d’importations. La liquidité du pays est donc élevée, étant donné que la dette à court terme est largement couverte par ce niveau de réserves.

Aborder le marché argentin en pratique

Afin de se développer en Argentine, il est préférable d’utiliser les services d’un représentant ou d’un distributeur local. Avec ce dernier, il est important de nouer une relation de confiance ; les liens personnels étant fondamentaux pour aborder le marché argentin. La majorité des opportunités se trouvent bien sûr à Buenos Aires et dans sa région, où vit environ un tiers de la population. Cependant, des villes telles Córdoba, Rosario ou Mendoza, qui dépassent toutes le million d’habitants, offrent également d’intéressantes possibilités. Enfin, il faut savoir que le salaire minimum est fixé à 263 USD, soit le niveau le plus élevé d’Amérique du Sud, en dehors du Chili.

Pour les exportateurs belges intéressés par des opérations courantes vers l’Argentine, il est rassurant d’apprendre que sur les engagements récents avec ce pays, l’expérience de paiement est bonne. La probabilité de non-paiement d’un débiteur argentin n’est cependant pas à négliger. Elle pourrait même augmenter dans les mois à venir, si par exemple l’inflation devenait incontrôlable, ou si la Banque centrale relevait ses taux d’intérêt afin d’éviter justement une accélération excessive des prix. Dans les deux cas, la solvabilité des entreprises débitrices en serait affectée, de même que si les prix de l’énergie étaient enfin indexés. Similairement, un retournement de la conjoncture mondiale et surtout chinoise, ralentirait la croissance actuelle des exportations et pourrait conduire à de nouveaux mouvements de panique, étant donné les politiques peu orthodoxes menées par le gouvernement. Ceci pourrait alors engendrer un retour à l’instabilité macroéconomique.
Désirant prévenir le risque que le débiteur argentin ne pourra ou ne voudra honorer ses obligations, l’exportateur belge a la possibilité de faire appel à la SA Ducroire.

L’assureur-crédit offre en effet une couverture en open account pour l’Argentine, c’est à dire sans exigence de garantie bancaire, contre le risque de non-paiement. La quotité garantie s’élève à 95% en cas de sinistre né d’une situation de force majeure (pénurie de devise, catastrophe naturelle, guerre,...), tandis qu’elle se monte à 90% pour les sinistres dus à un problème typiquement commercial (faillite,...).

En bref...
La SA Ducroire classe l’Argentine en catégorie 3 pour le risque politique lié aux transactions courantes, sur une échelle de 1 à 7, 1 étant le risque le plus faible. En ce qui concerne le risque commercial, l’Argentine est classée en catégorie C (échelle de A à C, A étant le risque le plus faible).
Avec l’arrivée à la présidence de Cristina Fernández de Kirchner, qui succède à son mari Néstor Kirchner, l’Argentine devrait poursuivre dans la voie qui l’a sortie spectaculairement de la crise de 2001-02. Profitant pleinement de la croissance mondiale et surtout de la demande chinoise, l’économie est portée par les exportations agricoles. Celles-ci bénéficient d’un taux de change très favorable, qui accroît également la demande intérieure. En conséquence, la situation de liquidité et la soutenabilité de l’endettement extérieur atteignent des niveaux plus confortables. Cependant, les politiques économiques expansionnistes actuelles engendrent un risque de surchauffe. De plus, l’attitude méfiante du gouvernement vis-à-vis des investisseurs étrangers, la rupture avec le FMI et les réticences du pays à trouver une solution pour sa dette toujours en défaut, pèsent également sur le risque argentin, de même que les récentes manifestations des producteurs agricoles.

Julien Langohr
Country Risk Analyst

www.ducroire.be

Lundi 14 Avril 2008
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