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Après deux années atypiques...une nouvelle décennie ?



Questions à Patrick de Fraguier, Responsable de la Stratégie chez Crédit Agricole Asset Management.




Après le fort rebond des marchés d’actions puis les révisions à la hausse des perspectives de reprise, quel bilan peut-on faire de l’année 2009 ?

Les trois mots qui la caractérisent sont : dislocation, revalorisation et normalisation quasi totales. En effet, on peut constater que la spirale déflationniste a été enrayée par l’intervention massive et combinée des autorités publiques. Ceci a permis aux indicateurs avancés et à la croissance de repasser au-dessus de la barre fatidique du seuil de contraction, tandis que les anticipations d’inflation quittaient un territoire dangereusement négatif pour se “normaliser”. Ainsi, le palmarès des performances des différentes classes d’actifs (actions émergentes +70 %, obligations haut rendement +68 %, matières premières +45 %, actions euro +21 %, emprunts d’État Euro +4 % et monétaire à peine 1 %) fait ressortir un millésime 2009 très positif qui va même parfois au-delà de la compensation de celui de 2008.

Quelles sont les hypothèses de votre scénario central ?
Il repose sur deux piliers :
- tout d’abord, la croissance actuelle est soutenable même si elle se situe en dessous de son “potentiel” et l’inflation n’est pas un risque ni une solution de court terme ;
- puis le policy mix (combinaison des politiques monétaire et budgétaire) devrait conduire les Banques centrales et les politiques fiscales à rester durablement accommodantes.
L’enjeu des autorités, conscientes des conséquences du niveau anormalement bas des taux sans risque, étant de piloter au mieux les “stratégies de sortie de crise” à la fois en termes d’anticipation sur les taux et sur la volatilité des marchés.

Quelles sont les inflexions de l’allocation d’actifs pour le 1er semestre 2010 ?
Le contexte économique et financier nous paraît toujours favorable pour les actifs dits “risqués”. Ainsi, nous maintenons nos deux axes constructifs sur les obligations de crédit, essentiellement du secteur privé, et sur les actions tout en recherchant de nouvelles thématiques : santé, rendement, infrastructure. Nous gardons également quelques positions dites de protection dans les portefeuilles, en privilégiant la zone euro pour les emprunts d’État et le dollar US, considéré comme instrument de couverture contre une éventuelle remontée de l’aversion au risque mais aussi comme une opportunité en termes de valorisation historique ou relative.
Ainsi, notre gestion d’actifs se doit de trouver un nouvel équilibre entre ses différentes sources de valeur ajoutée : piloter un directionnel

www.caam.com

Mardi 15 Décembre 2009
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