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Analyse des marchés - Juillet 2010 - Edmond de Rothschild AM


Même si de nombreux marchés finissent le mois de juin sur des niveaux proches de ceux du mois précédent, la période n’a pas été calme pour autant. Une première semaine délicate a été suivie d’un rebond d’une quinzaine de jours et d’une nouvelle correction en fi n de période. Aux inquiétudes liées à la dette souveraine des pays périphériques de la zone euro sont venues s’ajouter des statistiques contrastées aux Etats-Unis.




Les marchés émergents ont mieux tiré leur épingle du jeu que les marchés développés. Le yen et l’or ont continué leur progression et les obligations d’Etat anglaises et américaines ont aussi bénéficié de cet environnement.

Ainsi, du 28 mai au 25 juin, le S&P a baissé de 1,2 % et le Nikkei de 0,3 % alors que l’Euro-Stoxx 50 a progressé de 0,6 % et le MSCI Marchés Emergents de 3,2 % en euro. Le taux du 10 ans allemand perd 7 points de base à 2,61 %, après avoir atteint un nouveau plus bas historique au cours du mois à 2,50 %, et l’euro est très légèrement remonté par rapport au dollar à 1,235 après un nouveau plus bas depuis plus de 4 ans à 1,188.

Obligations

Nous ne changeons pas notre position globale baissière sur les obligations d’Etat compte tenu des niveaux historiquement bas. Nous continuons à arbitrer sur opportunité les positions vendeuses de l’Allemagne vers les Etats-Unis.

Nous continuons également à profi ter des pentes euro pour mettre en place des positions d’aplatissement. L’action de la BCE en matière de liquidité, d’une part, et d’intervention sur les marchés obligataires, d’autre part, reste un facteur décisif dans l’évolution des taux en zone euro. Aux Etats-Unis, le taux à dix ans est tout proche des 3 % alors qu’il frôlait les 4 % en début de trimestre ; le marché obligataire semble de plus en plus intégrer un ralentissement très marqué, voire un scénario en W, alors que l’ensemble des données économiques nous semble plutôt indiquer une simple inflexion du rythme de croissance.

Sur le crédit, nous restons neutres : les spreads sont restés tendus au cours du mois et le compartiment des fi nancières sera sous pression jusqu’à la publication des stress tests européens dans quelques semaines.

Nous conservons notre biais positif sur la dette émergente exprimée en euro ou en dollar considérant les niveaux attrayants. Nous avons renforcé nos positions sur la dette émergente locale, avec une nette préférence pour les maturités courtes compte tenu de hausses de taux encore à venir dans certains pays. Enfin, nous conservons notre score positif sur les convertibles internationales.

Devises

Nous ne changeons pas nos scores, restant neutres sur le dollar, dans l’attente d’une consolidation technique vers 1,27 compte tenu des niveaux de survente de l’euro et de saturation technique du dollar : nous repasserions alors positifs toutes choses égales par ailleurs. La corrélation très forte qui existait entre les marché actions et l’euro a commencé à se réduire considérablement.

Nous restons négatifs sur le yen versus dollar alors que le yen a été l’une des devises les plus fortes depuis le début de l’année, ce qui ne fait qu’accentuer les fragilités de l’économie japonaise.

Nous restons positifs sur les devises émergentes, le cycle de reprise et de resserrement monétaire leur étant favorable. L’annonce par les autorités chinoises de l’abandon du peg (indexation) du yuan sur le dollar est un facteur important du mouvement de réévaluation tendancielle des monnaies des grandes économies émergentes.

Actions

Nous avons allégé nos positions sur les actions euro le 16 juin en ramenant notre score de positif à neutre après un rebond de 10 % par rapport aux points bas de mai sur l’Euro-Stoxx 50. La correction des derniers jours de juin nous rapproche de niveaux d’achat. Nous conserverons une attitude fl exible à l’approche de la saison des résultats. Les marchés devraient conserver un comportement en tôle ondulée entre des comptes des entreprises qui continuent de rebondir très fortement et des perspectives 2011 qui devront sans doute être revues à la baisse par rapport au consensus actuel. Nous restons à neutre sur les autres marchés développés.

Le marché américain est convenablement balancé entre des incertitudes sur la soutenabilité de la reprise et des indications plus mitigées venant de quelques chefs d’entreprises sur les résultats à venir. Le marché japonais reste sous la menace d’un yen trop fort.

Enfin, nous conservons notre score positif sur les actions émergentes. Les doutes sur la croissance, en Chine essentiellement, sont selon nous exagérés ; à l’inverse, l’économie brésilienne frôle la surchauff e, forçant la Banque centrale à resserrer la politique monétaire. Dans un scénario de croissance mondiale qui reste nettement positive mais qui ralentit, les grandes économies émergentes voient leurs atouts relatifs se renforcer avec un accroissement du différentiel. Elles sont donc une zone d’investissement à privilégier soit directement, soit au travers de sociétés des pays développés qui y sont largement exposées.

Nous continuons à préconiser une large part de stock-picking dans la construction des portefeuilles, les indices ne refl étant qu’une moyenne de performances très hétérogènes sur 2010.

Rédigé le 28 juin 2010.

Avertissement : Les données chiffrées, commentaires et analyses figurant dans cette présentation reflètent le sentiment du Groupe Edmond de Rothschild et de ses filiales sur les marchés, leur évolution, leur réglementation et leur fiscalité, compte tenu de son expertise, des analyses économiques et des informations possédées à ce jour. Ils ne sauraient toutefois constituer un quelconque engagement ou garantie du Groupe Edmond de Rothschild ou de ses filiales. Tout investisseur potentiel doit se rapprocher de son prestataire ou conseiller, afin de se forger sa propre opinion sur les risques inhérents à chaque OPCVM et sur leur adéquation avec sa situation patrimoniale et personnelle. A cet effet, il devra prendre connaissance du prospectus simplifié de chaque OPCVM remis avant toute souscription et disponible sur simple demande au siège social de Edmond de Rothschild Asset Management ou sur le site edram.fr.

Mardi 6 Juillet 2010
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