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Analyse des causes de l'augmentation récente du nombre de défaillances


Leur nombre annuel, qui était de 49.000 en janvier 2006, est passé à 60.600 en janvier 2011. Le colloque de la Banque de France qui s’est tenu le 28 juin sur le thème «les entreprises après la crise» est plein d’enseignements qui corroborent ce que les professionnels expriment depuis longtemps.




1/ Impact de la crise et de la création d’entreprises

En 2008, la hausse des défaillances serait surtout expliquée par la dynamique des créations antérieures. A partir du 4ème trimestre 2008 et en 2009, la hausse des défaillances serait due avant tout au contexte macro économique. Leur moindre augmentation au 1er semestre 2009 par rapport au 2nd pourrait être due aux mesures de soutien à la trésorerie des entreprises dans le cadre du plan de relance.

En 2010, la baisse des créations de 2008 jouerait pleinement, bien que l’impact de la mise en place du statut d’auto-entrepreneur soit fort difficile à saisir. Puisque l’accélération des défaillances en 2008-2009 a été précédée par celle des créations en 2003-2004, il est intéressant d’étudier la sinistralité entre 2000 et 2010 des jeunes entreprises créées de 2000 à 2007.

Analyse des causes de l'augmentation récente du nombre de défaillances

2/ Impact de la mortalité des jeunes entreprises et des secteurs d’activité

Les enquêtes SINE (Système d'information sur les nouvelles entreprises) menées par l’INSEE en 2007 et en 2009 indiquent que deux entreprises sur trois survivent en moyenne au bout de trois ans et 52% au bout de cinq ans.
Les statistiques de l’OCDE (SDBS Indicateurs démographiques des entreprises) montrent que ces pourcentages se situent dans la moyenne des pays étudiés.

Selon l’étude de la Banque de France, quatre branches se distinguent par un pic de défaillance élevé des jeunes entreprises entre deux et trois ans : la construction, les transports, l’industrie manufacturière et le commerce de détail.

En fin de compte, il semblerait que la part des défaillances dues à la crise soit de 46% dans la construction, 43% dans l’industrie manufacturière, 34% dans les transports et de 27% pour le commerce de détail.

Analyse des causes de l'augmentation récente du nombre de défaillances

Le caractère prédictif des incidents de paiement sur les défaillances

Depuis 5 ans, la corrélation est évidente : le pouvoir prédictif des incidents se manifeste six mois environ avant la défaillance.

En conséquence, le constat est clair : quelle que soit la capacité de résistance de l’entreprise à la crise, sa jeunesse ou son secteur d’activité, la connaissance de son profil payeur peut être l’indice le plus discriminant qui soit pour anticiper le risque de défaillance…

Analyse des causes de l'augmentation récente du nombre de défaillances

Source :
extrait de la Lettre CODINF de sept. 2011
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Jeudi 15 Septembre 2011
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