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Alerte ASTERES : Inflation (16/12/2008)


Le mouvement de désinflation est très brutal. En effet, le glissement annuel des prix à la consommation ne s’élève plus qu’à 1,6% en novembre, un plus bas depuis septembre 2007.




Nicolas Bouzou
Nicolas Bouzou
Sur un seul mois, les prix à la consommation perdent 0,5%, ce qui, là encore, est très fort. Sur 1 an, ce recul est directement relié aux évolutions des cours de matières premières. La chute spectaculaire des commodités énergétiques et agricoles entamée depuis le milieu de l’été, et due au très fort freinage de l’économie mondiale, se traduit déjà par des baisses de prix de détail. Ainsi, en novembre, les produits pétroliers ont perdu 5,4% en glissement annuel, et les produits énergétiques 1%. Les prix des produits alimentaires frais se sont contractés de 1,9%.

Inflation globale et sous-jacente
Inflation globale et sous-jacente

A priori, cette désinflation serait plutôt favorable à l’économie. L’idée est la suivante : la désinflation augmente mécaniquement le pouvoir d’achat, ce qui tire vers le haut la consommation est volume. On aurait envie de croire à cet argument. Il est malheureusement erroné. Premièrement, la baisse de l’inflation est, du point de vue macroéconomique, complètement compensée par la hausse du chômage. Il n’y a donc, pour l’heure, pas d’amélioration décelable du pouvoir d’achat des ménages. Deuxièmement, cette baisse de l’inflation intervient en fin d’année, à un moment où les rémunérations de salariés sont révisées. Or, moins d’inflation, c’est moins d’augmentation des salaires nominaux (surtout en période de faible activité), et donc une évolution neutre du pouvoir d’achat. Enfin, en période de récession, les surcroîts de pouvoir d’achat sont épargnés, et n’ont donc pas d’action rapide sur la croissance.

Prix de biens manufacturés et des services
Prix de biens manufacturés et des services

Surtout, ce mouvement de désinflation porte en lui un risque, celui de la déflation, c’est-à-dire d’une course de vitesse vers le bas entre les prix, les profits, l’investissement, la consommation et le PIB. Nous n’en sommes pas encore là. A 1,9%, l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) ne décroche pas. D’ailleurs, les banques centrales font tout pour " reflater " l’économie, en créant de la monnaie pour faire remonter les prix. C’est néanmoins un point à surveiller, dans la mesure où une récession – déflation ne dure pas 2 ans mais 10 ans. C’est pourquoi ce fort mouvement de désinflation, s’il n’est pas forcément annonciateur du pire, n’est pas réjouissant.

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Nicolas Bouzou - Gérant de ASTERES (Analyses et Prévisions Economiques)
 
 
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Jeudi 18 Décembre 2008
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