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70% des investisseurs institutionnels renoncent à certains projets pour cause de risque ESG


Selon la dernière étude du cabinet d’audit et de conseil PwC, intitulée « Bridging the gap », sept investisseurs institutionnels sur dix (70 %) – parmi les 60 qui ont été interrogés par PwC au plan mondial – affirment qu’ils refuseraient de participer à une levée de fonds de private equity ou à un co-investissement si ceux-ci présentaient un risque ESG (environnemental, social et de gouvernance).



Laurent Leloup
Laurent Leloup
Dans cette étude, PwC analyse l’attitude des investisseurs vis-à-vis de l’investissement responsable dans le secteur du private equity et, plus particulièrement, celle des commanditaires (limited partners, ou LPs, qui sont généralement des investisseurs institutionnels apportant un capital sous forme de private equity), par rapport aux questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).

L’investissement responsable devrait gagner en importance au cours des deux prochaines années, selon les investisseurs institutionnels

70% des investisseurs institutionnels renoncent à certains projets pour cause de risque ESG
Pour 97 % des répondants, l’investissement responsable est appelé à prendre de l’importance au cours des deux prochaines années. L’obligation fiduciaire, le risque en termes d’image et les valeurs de l’investisseur en tant qu’entreprise sont cités comme les trois principales raisons d’opter pour un investissement responsable.

Cette étude dévoile d’autres enseignements clés :


70% des investisseurs institutionnels renoncent à certains projets pour cause de risque ESG
- 88 % des LPs interrogés estiment que la prise en compte des questions ESG contribue à augmenter la valeur financière des investissements ;
- 83 % des LPs pensent qu’améliorer la gestion des facteurs ESG fait partie de leur obligation fiduciaire ;
- 97 % des LPs évaluent l’approche ESG des sociétés de gestion dans lesquels ils investissent avant toute allocation de fonds ;
- 71 % affirment que leur allocation de fonds est désormais liée au fait que des conditions ESG sont remplies ;
- 83 % se sont dotés d’une politique d’investissement responsable pour leurs investissements en private equity ;
- Cependant, d’une manière générale, les LPs ne savent pas toujours quelles informations précises et pertinentes demander et redoutent le coût élevé associé au reporting. Certains avouent même qu’ils seraient en peine d’analyser de grands volumes d’informations ESG, à supposer qu’ils sachent lesquelles exiger et qu’ils arrivent à les obtenir.
- Les difficultés et les coûts élevés liés à la sortie d’un fonds une fois qu’un investisseur s’est engagé font que le retrait ou la rétention de capital est un phénomène rare (18 %) en cas de divulgation de manquements aux critères ESG.

70% des investisseurs institutionnels renoncent à certains projets pour cause de risque ESG
« Les tendances internationales en termes de reporting, qu’elles soient réglementaires (Directive Européenne, Grenelle 2 en France), volontaires (GRI – Global Reporting Initiative, par exemple), ou issues des demandes d’agences de notation, poussent toutes à un reporting ciblé sur les enjeux matériels des entreprises et non à un reporting large ne prenant pas en compte les spécificités sectorielles. Ces tendances devraient progressivement être intégrées par les LPs dans leur approche des enjeux ESG », explique Sylvain Lambert, associé chez PwC et responsable du département Développement Durable.

D’après Emilie Bobin, senior manager chez PwC et responsable des activités ESG & Private Equity : « Depuis la crise financière, les investisseurs sont plus surveillés que jamais en matière d’engagement et d’impact environnemental et social. Jamais les régulateurs, les décideurs, les ONG et l’opinion publique n’ont été aussi exigeants envers les investisseurs en matière de responsabilité et d’efficacité au-delà du simple rendement financier et cela n’est pas près de changer.

Pour ces investisseurs, il est évident que le fait d’identifier les occasions d’améliorer la gestion des risques associés aux questions environnementales, sociales et de gouvernance ne peut que protéger leur placement et en accroître la valeur. D’autant qu’ils sont de plus en plus nombreux à constater l’impact qu’a sur la performance une prise en compte stratégique et pragmatique des questions ESG. »

Pour aller plus loin, téléchargez ci-dessous l’étude “Bridging the gap” (PDF 20 pages)

pwc___etude___bridging_the_gap_270515.pdf PwC - Etude - Bridging the gap.270515.pdf  (1.72 Mo)


Définition :
L’« investissement responsable » est une démarche qui intègre l’importance des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) en plus des données financières traditionnelles. Elle repose sur l’idée que traiter les questions ESG permet de protéger la valeur et d’optimiser le rendement d’un portefeuille, surtout à long terme. Le concept englobe notamment l’investissement éthique, l’investissement socialement responsable, l’investissement durable, l’investissement d’impact et l’investissement « triple bottom line ». Les partisans de l’investissement responsable peuvent décider d’exclure un secteur entier qu’ils considèrent comme contraire aux exigences de durabilité ou d’éthique ou, inversement, privilégier les entreprises affichant des performances supérieures aux autres en matière d’ESG. Certains cherchent à investir dans des entreprises ayant un impact tangible et positif sur le plan environnemental ou social. Les investisseurs responsables sont de plus en plus nombreux à chercher à enrichir leur procédure d’investissement existante en lui ajoutant une analyse ESG.

Méthodologie :
Pour réaliser cette étude, PwC a mené des entretiens individuels avec 60 commanditaires de 14 pays, totalisant quelque 500 milliards USD d’allocation aux gérants ou general partners (GP) de fonds de private equity. Les participants à l’enquête ont répondu sur la base du volontariat, d’où une surreprésentation probable des investisseurs relativement avancés dans leur approche de l’investissement responsable. Le panel était composé à 30 % de fonds de pension, à 20 % de gestionnaires d’actifs et à 7 % de fonds souverains ou publics. Parmi les répondants figuraient de grands fonds de pension du monde entier, comme le CalSTRS (caisse de retraite de l’enseignement public de Californie), l’USS (caisse de retraite de l’enseignement supérieur britannique), la caisse de retraite de BT, le West Midlands Pension Fund, le Wellcome Trust, un fonds de pension suédois et des fonds confessionnels aux États-Unis et en Finlande. Parmi les principaux gestionnaires d’actifs figuraient les sociétés Aberdeen, Hermes GPE, F&C et BlackRock. 7 investisseurs français ont aussi participé à cette étude comme par exemple BPI France, Ardian ou OFI Asset Management (devenu depuis SWEN Capital Partners).

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Vendredi 29 Mai 2015
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