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55% des décideurs européens estiment que les mesures d'austérité doivent être abandonnées pour stimuler la croissance


Les décideurs européens appellent les pouvoirs publics à abandonner leurs plans d'austérité en faveur de mesures de dépenses permettant de revitaliser le marché des fusions/acquisitions en 2013. Ce sont les conclusions de la troisième édition de "Doing the Deal", l'étude annuelle menée par NetJets Europe sur le contexte du marché européen des transactions. L'étude révèle que les décideurs qui anticipent une hausse des activités de F&A estiment que leur valeur moyenne atteindra seulement 227 milliards d'euros l'an prochain, contre 250 milliards anticipés l'an passé. Plus de la moitié d'entre eux (55 %) citent les mesures d'austérité privilégiées par les pouvoirs publics européens comme étant la principale cause du manque de confiance.




Un peu moins de la moitié des personnes interrogées (48 %) prévoit une hausse de l'activité F&A en 2013. L'augmentation des transactions est estimée à 227 milliards d'euros en valeur, ce qui porterait le montant total à plus de 1 700 milliards d'euros, soit un recul de 300 milliards par rapport aux prévisions de 2012. 26 % estiment que l'activité F&A se repliera en 2013, contre 8 % en 2012, témoignant d'un manque de confiance persistant et, au mieux, d'une vision prudemment optimiste pour l'année à venir. Les décideurs insistent sur l'importance d'une coopération européenne pour tenter d'abolir l'austérité et d'introduire de nouvelles réformes.

L'étude "Doing the Deal" a examiné les réponses de 175 décideurs européens évoluant au sein de sociétés de capital investissement, banques d'investissement, cabinets comptables et cabinets juridiques, et qui ont travaillé sur des transactions représentant au total plus de 136 milliards d'euros l'an passé. Menée par Remark, le service de recherche sur les fusions/acquisitions et les introductions en bourse du cabinet mergermarket, l'étude dévoile un certain nombre d'informations précieuses concernant le paysage des F&A et des introductions en bourse pour l'année à venir. Le rapport complet et les graphiques sont disponibles sur demande.

À propos des conclusions de l'étude, Matthew Albert, directeur de recherche chez Remark, a déclaré : "L'enquête montre que le sentiment d'incertitude persiste au sein du marché pour l'année à venir et que la confiance a été ébranlée par les mesures d'austérité et les problèmes de la zone euro. Toutefois, les décideurs prévoient que ce contexte difficile, associé à la nécessité pour les entreprises de rationaliser et de céder leurs actifs non fondamentaux, sera source d'activité en matière de F&A en 2013. Les activités transfrontalières continuent également à présenter des opportunités de F&A, en particulier au sein des marchés émergents du Brésil et de l'Inde."

Opportunités et défis : la consolidation et les transactions de F&A opportunistes restent des moteurs privilégiés

Les participants pensent que les acquéreurs commerciaux à forte trésorerie joueront un rôle important dans l'activité de F&A en 2013, 69 % d'entre eux estimant qu'il s'agit là d'un moteur fondamental côté achats (ce qui représente une hausse significative par rapport aux 41 % enregistrés l'an passé). Les mouvements de consolidation (61 %) et les transactions opportunistes (49 %), deux tendances observées dans le précédent rapport, demeurent d'importants facteurs pour les acheteurs à la recherche de bonnes affaires et d'acquisitions hostiles ou agressives dans un marché instable. L'instabilité du marché reste néanmoins élevée, avec une faiblesse persistante de l'économie (78 %) et un contexte de financement difficile (56 %).

Marine Eugene, directrice de NetJets Europe, a déclaré : "Compte tenu de la volatilité persistante du marché, les décideurs doivent redoubler d'efforts pour forger des relations commerciales et créer des opportunités afin de réussir. Cela étant, l'activité se développe au sein des marchés émergents et ils doivent être prêts à agir rapidement et à se positionner au bon endroit au bon moment pour saisir les occasions qui se présentent et créer un avantage concurrentiel."

Zone euro : les mesures d'austérité entravent le mouvement de F&A

Cette année, le rapport a examiné de plus près la crise de la zone euro et son impact potentiel sur l'activité de F&A en 2013. 55 % des personnes interrogées ont déclaré que les mesures d'austérité globalement privilégiées par les autorités européennes entravaient actuellement les activités de F&A et la prospérité économique. 79 % des décideurs estiment que la solution aux problèmes économiques réside dans l'injection de capitaux par les économies nationales, contre seulement 13 % qui prévoient un retour de la croissance grâce aux mesures d'austérité. Étonnamment, malgré les opinions négatives, seul 1 % des participants anticipe une sortie de la zone euro par l'un de ses États membres. À la question de savoir de quel État membre il pourrait s'agir, la plupart ont cité la Grèce. Un cadre supérieur italien a déclaré : "La reprise de l'activité économique n'est pas attendue avant longtemps. Bien qu'elles aient été efficaces au départ, les mesures d'austérité provoquent à présent de fortes tensions et la récession devrait se poursuivre en conséquence."

Opportunités sectorielles et nationales : une poussée d'activité est anticipée au Brésil et en Inde

Le secteur de l'énergie et des ressources devrait être le plus actif en termes de F&A en 2013. En revanche, les services financiers, classés au second rang l'an passé, créent la surprise en chutant à la cinquième place, seuls 18 % des participants prévoyant qu'il s'agira d'un secteur actif en 2013. Bien que 17 % des participants aient cité Internet / e-commerce comme un secteur actif en 2013, seuls 10 % pensent qu'il le restera durant les cinq prochaines années, ce qui laisse entrevoir une bulle Internet susceptible d'exploser.

Lorsqu'on leur demande d'indiquer les pays qui, selon eux, constitueront les cibles les plus actives en termes de F&A cette année, les décideurs citent avant tout la Chine (71 %) les États-Unis (58 %) et la Russie (30 %). En revanche, certains signes indiquent que la Chine et les États-Unis pourraient ne pas être en mesure de soutenir ce niveau de croissance à long terme, les participants prévoyant que l'activité de F&A chutera dans ces régions au cours des cinq prochaines années. Cette situation contraste avec celle du Brésil (39 %) et de l'Inde (46 %), pays dans lesquels les participants anticipent un redoublement d'activité au cours des cinq prochaines années dans la mesure où leurs économies continuent de se renforcer. Étonnamment, le Royaume-Uni est passé cette année du huitième au sixième rang au classement des marchés de F&A les plus actifs, devançant ainsi ses voisins européens comme la France (15e) et l'Allemagne (9e).

Les F&A transfrontalières sont stimulées par la nécessité d'investir les marchés à croissance rapide

Plus optimistes en ce qui concerne les F&A transfrontalières, les participants anticipent une hausse des transactions de 11 % en volume et en valeur, soit 500 opérations supplémentaires d'une valeur supérieure à 65 milliards d'euros en 2013. Cette évolution est principalement liée à la nécessité, pour les entreprises, d'investir les marchés à croissance rapide (74 %) et de réaliser des économies d'échelle (60 %). La Chine reste le principal marché en ce qui concerne les transactions transfrontalières, mais l'Allemagne a chuté du second au huitième rang au classement, ce qui suggère que les effets négatifs liés à la zone euro pourraient avoir un impact sur la confiance perçue.

Les États-Unis, l'Inde et le Brésil demeurent parmi les cinq marchés les plus attrayants pour la conclusion de transactions, du fait de l'envergure ou de la maturité de leurs marchés de F&A (57 %) ou de leur vigueur dans certains domaines comme la technologie, les ressources nationales ou la main d'oeuvre qualifiée (59 %). Face à une demande croissante sur le plan intérieur, l'approvisionnement en matières premières est devenu essentiel pour les marchés émergents. En conséquence, les pays d'Asie Pacifique ciblent de plus en plus les pays riches en ressources d'Amérique du Nord et d'Amérique latine.

Facteurs de réussite : les rencontres en personne restent primordiales

Malgré le développement des smartphones, de Skype et des médias sociaux, 45 % des décideurs européens déclarent que les rencontres en personne avec les partenaires de transaction sont l'un des éléments essentiels à la réalisation d'une transaction de F&A. 62 % des décideurs déclarent que la première rencontre concernant une transaction de F&A a lieu dans la salle de réunion de l'entreprise et 42 % déclarent avoir conclu des accords lors d'un déjeuner d'affaires. Même le parcours de golf peut constituer un endroit propice à la conclusion d'une transaction (3 %). Un peu moins de la moitié (42 %) des décideurs estime que le développement de bonnes relations avec la direction a été déterminant dans la réussite de l'intégration postérieure à la fusion.

Notes :
- Les données primaires ont été recueillies auprès de 175 décideurs européens par mergermarket/Remark entre juillet et août 2012. - L'échantillon des décideurs européens est composé de 175 cadres supérieurs issus de cabinets juridiques, cabinets comptables, banques d'investissement et sociétés de capital investissement, directement impliqués dans d'importantes opérations commerciales au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie, en Russie, en Suisse et en République Tchèque.
- Parmi les cadres interrogés figurent des spécialistes en matière de F&A au sein d'UBS, de Clifford Chance, de BNP Paribas, de Novatek OAO, de DLA Piper et de Permira, entre autres.
- Les personnes interrogées ont toutes été impliquées dans une opération de F&A l'an passé. D'après les chiffres transmis, ces transactions représentent un total de 136 milliards d'euros, soit près de 10 % de l'ensemble de l'activité F&A pour la période en question.

A propos de NetJets Europe
Fondée en 1996, la société NetJets Europe est le leader européen de l'aviation d'affaires. NetJets Europe, à travers NetJets Transportes Aéreos (NTA), est le seul à pouvoir offrir en permanence un service très haut de gamme doublé d'un engagement inégalé en matière de sécurité. NTA est le premier opérateur d'avions d'affaires à avoir reçu la certification IOSA (IATA Operational Safety Audit), la plus haute accréditation de sécurité au monde. NetJets Europe emploie plus de 1 500 salariés au total et dispose d'une flotte de plus de 130 avions. NetJets Europe est le représentant commercial de NetJets Transportes Aéreos S.A., transporteur aérien de l'UE.
www.netjetseurope.com

À propos de mergermarket / Remark
mergermarket est une société de renseignement indépendante en matière de fusions/acquisitions (F&A). Contrairement à d'autres prestataires du secteur, mergermarket se spécialise dans l'identification des opportunités de transaction en s'appuyant sur une base de données complète, ce qui permet de créer de solides revenus pour le client.
Remark est la division d'étude de marché et de publication de mergermarket. Remark publie des rapports sur les mouvements de F&A et de capital investissement, des informations à caractère sectoriel et géographique, ainsi que des études empiriques sur un large éventail de sujets concernant les entreprises et leurs prestataires de services.

Mardi 11 Décembre 2012
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