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45 % des entreprises du secteur de l’assurance ne sont pas encore prêtes pour Solvabilité II


Les résultats d’un sondage exclusif montrent que les entreprises françaises du secteur de l’assurance n’ont pas encore totalement pris la mesure des exigences de Solvabilité II portant sur la gestion des données.




SAS, leader du décisionnel et de la Business Analytics, présente les conclusions d’un sondage exclusif visant à recueillir l’opinion des décideurs informatiques et opérationnels sur la gestion du risque et les exigences en matière de gestion de données pour se mettre en conformité avec la directive Solvabilité II.

Les turbulences de ces derniers mois sur les marchés financiers mais aussi les contraintes réglementaires telles que Solvabilité II placent les projets liés à la gestion des risques au cœur des problématiques IT des compagnies d’assurance et des mutuelles.

Dans ce contexte, ce sondage a permis d’apporter des éléments de réponse aux questions suivantes :
- Quelles sont les initiatives mises en place par ces entreprises dans le domaine du Risk Management ?
- Où en sont les projets dans ce domaine ?
- Quelles sont les contraintes en termes d’alignement de l’IT par rapport à ces besoins, et notamment en matière de qualité des données ?
- Quels sont les challenges rencontrés ?

Solvabilité II : un chantier spécifique au sein de la politique de Risk Management des entreprises ?
Même si 68 % des décideurs interrogés reconnaissent que les récents événements financiers, comme la crise grecque, ont accéléré les projets liés aux aspects réglementaires de Solvabilité II,
45 % déclarent être encore en cours de décision. Il ne reste pourtant que quelques mois avant que l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP) ne commence à collecter les premiers rapports dans le cadre de la directive Solvabilité II.

Un constat guère surprenant quand on analyse les autres résultats de ce sondage mené auprès d’une centaine de responsables informatiques et non informatiques du secteur de l’assurance. Il apparaît clairement que les contraintes spécifiques de Solvabilité II, notamment organisationnelles et informatiques, ont été sous-estimées dans le cadre de la mise en œuvre de ces projets.

« Les différentes discussions autour de Solvabilité II ont laissé pressentir qu’il y avait un risque de sous-estimation de l’impact technique et organisationnel de la qualité des données» déclare Loïc Bazillaud, responsable commercial, Centre d’Excellence Information Management de SAS, « et les résultats du sondage confirment cette tendance » ajoute-t-il.

Comme le montrent les résultats de ce sondage, les entreprises maîtrisent parfaitement leur approche globale du Risk Management. Plus de 60 % d’entre-elles disposent d’une organisation dédiée et d’une équipe de Risk Management, et 54 % affirment que ces aspects sont directement gérés par la direction générale. Cependant, deux chiffres viennent tempérer ce constat : 45 % des décideurs interrogés estiment que les processus sont mal connus, et 64 % qu’il n’y a pas de département spécifique en charge de ces aspects à la DSI. On peut ainsi estimer qu’aujourd’hui, les entreprises du secteur maîtrisent l’ensemble de leurs risques mais ont des difficultés plus spécifiques sur les chantiers opérationnels liés à Solvabilité II.

Un signe de maturité : 50 % des répondants déclarent avoir engagé un projet dans le domaine de la qualité des données
Si les enjeux sont bien identifiés - notamment grâce aux politiques générales de Risk Management - les obstacles spécifiques sont désormais plus liés aux déploiements des solutions techniques et opérationnelles. On note par exemple qu’il y a, au niveau de l’infrastructure IT, une forte hétérogénéité des ressources disponibles pour faire face à certaines demandes spécifiques. Les responsables interrogés estiment qu’il faudra investir davantage dans trois domaines principaux : la qualité des données (26 %), les outils de reporting (20 %) et la réplication et le stockage de données (18,5%). Les autres investissements cités étant les outils de calcul d’analyse et de simulation, la gestion des données et les infrastructures informatiques à haute performance.

Signe que l’on est entré dans le domaine des projets liés à Solvabilité II, dans une période de plus grande maturité opérationnelle, 50 % des répondants déclarent qu’ils ont un projet en cours d’implémentation au niveau de la qualité des données. En revanche, elles sont uniquement 27 % à avoir un outil de gestion performant dans ce domaine.

Le sondage révèle ainsi la forte prise de conscience de la nécessité d’intégrer mieux encore les processus réels aux exigences de qualité des données liées aux obligations définies par les contraintes réglementaires de Solvabilité II. Un chantier qui passe aussi par des changements organisationnels : 41 % des répondants estiment que cela nécessiterait l’existence d’un responsable de la qualité des données au plus haut niveau de l’entreprise.

Méthodologie du sondage : le sondage a été réalisé exclusivement en ligne par NotezIT en octobre et novembre 2011, sur une base de plus de 900 contacts responsables opérationnels et informatiques dans le secteur global de l’assurance. Il a généré 103 réponses dont près de 60 % de responsables informatiques ou de chefs de projets.

SAS

Lundi 6 Février 2012
Notez




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