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30 % des entreprises européennes règlent leurs factures avec un retard de plus de 15 jours.


Elles peinent à réduire leurs délais de paiement ; en moyenne, les retards restent supérieurs à 13 jours en Europe et 12 jours en France.




L’ensemble des pays s’inscrit sur une tendance ferme depuis un an à 13,4 jours à l’exception de la Grande Bretagne qui confirme son redressement malgré des décalages de paiement encore supérieurs à 16 jours. L’Espagne et le Portugal restent derniers de la classe avec des retards de paiement de plus de 20 jours. Ces conditions de règlement encore compliquées handicapent les échanges au sein de l’union européenne, marché privilégié de nombreux exportateurs.

Altares, spécialiste de la connaissance interentreprises, membre du réseau mondial
Dun & Bradstreet, constate qu’au troisième trimestre 2011, les entreprises en Europe payent leurs fournisseurs avec un retard moyen de 13,4 jours. Sur un an, les reports de paiement évoluent peu ; ils ne se dégradent plus mais peinent à diminuer. Les directions financières, soucieuses d’assurer leur besoin de financement, sont attentives à ne pas laisser déraper les retards de paiement ; la gestion du cash est au coeur des échanges interentreprises. En France, les retards de paiement demeurent légèrement au-dessus de 12 jours.

L’analyse des balances âgées des entreprises européennes, par le programme international

DunTrade (1), avait permis de confirmer combien la crise avait, dès 2008, fortement pesé sur les comportements de paiement des entreprises. Les retards de paiement avaient très rapidement augmenté, dépassant 13 jours dès le printemps 2008 puis 14 jours durant l’été avant d’approcher 15 jours fin 2008 puis en 2009. En été 2010, une amélioration s’amorce enfin, ils retombaient en dessous de 14 jours. Depuis, ils buttent sur le seuil des 13 jours ne parvenant donc pas à retrouver des valeurs d’avant crise voisines de 12,5 jours.

30,9 % des entreprises européennes retardent leurs paiements fournisseurs de plus de 15 jours et 8,3 % de plus de 30 jours. Ces taux, meilleurs que ceux constatés au plus fort de la crise, se dégradent néanmoins par rapport au trimestre précédent. Les trésoreries restent sous tension compromettant la pérennité des entreprises. En effet, retards de paiement et défaillances d’entreprises sont indissociables. Altares constate depuis longtemps au travers des mesures de performance de ses scores de risque que les entreprises retardant leurs règlements fournisseurs de plus de 30 jours présentent une probabilité de défaillance multipliée par six.

Les entreprises allemandes demeurent les plus vertueuses loin devant les britanniques et les françaises.

L’ Allemagne tire la performance européenne avec des retards de paiement, au plus bas, ramenés à moins de 9 jours dès le printemps 2010 et désormais tout proches de 8 jours. Près de 60 % des entreprises allemandes (41 % en Europe) respectent les conditions de paiement ; taux d’autant plus remarquable que les délais de règlement sont plus courts en Allemagne que chez la plupart de ses voisins européens.

En France, 66,5 % des entreprises ne respectent pas les délais contractuels convenus avec leurs fournisseurs. Le ratio français s’améliore par rapport au trimestre précédent (68,1 %) sans toutefois que cela ait une incidence sur le nombre de jours de retard moyen qui reste fixé légèrement au-dessus de 12 jours (12,1). C’est dans l’immobilier (16,4 jours) puis les transports (15,4 jours) que les retards de paiement sont les plus longs.

En Grande Bretagne, les trois quarts (75 %) des entreprises règlent leurs fournisseurs en retard. Une sur dix d’entre elles reportent même leurs paiements de plus d’un mois. La situation des entreprises britanniques s’améliore néanmoins ; en fin d’année 2009, les retards de paiement approchaient les 19 jours, ils sont désormais retombés à 16,4 jours encore loin, toutefois, des 12,3 jours calculés début 2007.
C’est dans l’immobilier (18,3 jours) et le commerce de détail (17,4 jours) que les retards de paiement sont les plus longs.

La Belgique fait un peu mieux que la moyenne européenne. Les retards de paiement se maintiennent sous les 13 jours (12,4 jours) et 59,2 % des entreprises payent leurs fournisseurs après la date d’échéance prévue.

Les Pays-Bas, vertueux en matière de comportements de paiements, sont un peu à la peine sur ce trimestre. Si les retards de paiement demeurent faibles à 8,5 jours en moyenne, la proportion de règlements décalés augmente sensiblement. 50 % des entreprises néerlandaises payent en retard, elles n’étaient que 46 % avant l’été.

En Italie, les retards de paiement avaient franchi la barre des 20 jours au plus fort de la crise fin 2008. Désormais, ils se stabilisent sous les 16 jours (15,5 jours). Si 44,6 % des entreprises italiennes respectent les dates de règlement fournisseurs, il convient de rappeler que les délais contractuels italiens sont relativement longs, supérieurs à 90 jours. De plus, encore 11 % des entreprises italiennes repoussent leurs paiements de plus de 30 jours.

En Espagne, les retards de paiement des entreprises franchissent la barre des 20 jours (20,8 jours). Dans le bâtiment et l’immobilier, le retard moyen dépasse 30 jours. Confirmation de la fragilité des entreprises, 15,8 % d’entre elles reportent les règlements de leurs fournisseurs de plus de 30 jours ; elles étaient 14,9 % le trimestre précédent et 14,4 % il y a un an.

Le Portugal détient le taux de très grands retards le plus haut en Europe ; dans ce pays, près de 20 % des entreprises payent les fournisseurs avec un retard de plus de 30 jours. Le retard moyen se situe à 26,3 jours, voire supérieur à 40 jours dans le bâtiment.

« La crise économique a singulièrement rappelé aux directions financières l’impérieuse nécessité d’optimiser le besoin en fonds de roulement (BFR) indicateur clé du financement court terme », observe Thierry MILLON, responsable des analyses Altares.

« Cela passe, notamment, par des actions visant à rééquilibrer les conditions de paiement clients - fournisseurs. La raréfaction du crédit a précipité vers la défaillance bon nombre d’entreprises qui n’ont pu faire face, sans financement additionnel, à l’effondrement de leur carnet de commande. Les trésoreries, fortement sollicitées, sont alors apparues insuffisantes. Pourtant, les efforts publics visant à réduire les délais de paiement n’ont pas manqué avec la mise en place de la LME en France ou la modification de la Directive européenne de lutte contre les retards de paiement. Mais le contexte international encore très compliqué laisse craindre que la problématique du financement des exploitations continue de hanter les dirigeants d’entreprises. Une bonne gestion de la trésorerie requiert de maîtriser ses délais de règlement fournisseurs et de réduire ses délais d’encaissement clients tout en évitant les retards de paiement. Ces derniers, insuffisamment contrôlés, sont à l’origine d’une défaillance d’entreprise sur quatre. Ils minent les trésoreries paralysant la croissance de l’entreprise.

Aussi est-il vital d’anticiper ce risque ; notamment, par la mise en place de deux mesures simples et très efficaces. Tout d’abord, en organisant une meilleure connaissance de son portefeuille clients ; c’est souvent de clients anciens, représentant une part significative du chiffre d’affaires, que viennent les difficultés les moins attendues et les plus sévères. Ensuite en instaurant un contrôle de la balance âgée des clients, qui permettra de suivre les dates d’échéances de paiement et ainsi repérer immédiatement les retards de règlement. L’analyse Altares des balances âgées qui lui sont confiées confirme la pression de la conjoncture sur les trésoreries en cette fin d’année fragilisant les entreprises vulnérables ; les défaillances d’entreprises devraient se maintenir à des niveaux encore élevés en France comme en Europe ».

A PROPOS D’ALTARES
Altares est née du rapprochement de la Base d’Informations Légales BIL et de Dun & Bradstreet France. Sa vocation, en tant que spécialiste de la connaissance inter-entreprises : fournir des solutions pour accélérer la croissance. Altares répond aux besoins des entreprises sur deux axes majeurs : développement commercial et gestion du risque financier, en France, en Europe comme à l’International. Membre du 1er réseau international d’informations B to B (le D&B Worldwide Network), Altares diffuse en France les solutions créées par le leader mondial D&B. Les clients d’Altares disposent du seul accès global à des données qualifiées sur plus de 200 Millions d’entreprises dans le monde. Dirigée par Thierry Asmar, Altares, détient 40 % du marché français ; avec un CA d’environ 55 Millions d’Euros, l’entreprise compte près de 300 collaborateurs répartis sur 3 sites principaux : Nanterre, St-Quentin-en -Yvelines et Villeurbanne.
www.altares.fr

(1) Depuis 45 ans aux Etats-Unis et 25 ans en Europe, le programme DunTrade, unique au monde, analyse les informations provenant directement de la comptabilité client de milliers de sociétés participantes. (Voir méthodologie).

Mercredi 23 Novembre 2011
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