Quotidien finance innovation, innovation financière journal
Financial Year with Finyear
 
 
 
 


              

2011 sera une année charnière pour l’industrie de la gestion d’actifs


Pour l’équipe de recherche de Skandia Investment Group (SIG), l’année 2011 pourrait être déterminante pour l’industrie mondiale de la gestion d’actifs...




2011 sera une année charnière pour l’industrie de la gestion d’actifs
Pour la deuxième année consécutive, SIG, leader dans les solutions d’investissement à valeur ajoutée, a en effet réalisé une étude auprès de 40 sociétés de gestion d’actifs (plus de 2 000 milliards d’encours sous gestion au total). Cette étude révèle que les gérants, même s’ils ressentent la pression grandissante des régulateurs, des investisseurs et de leurs actionnaires, pensent que l’année à venir pourrait être source d’opportunités, tout du moins pour ceux d’entre eux aptes à les saisir. Voici les principaux enseignements de cette étude.

Plus de pression réglementaire
La charge réglementaire continue de peser. 85% des gérants s’attendent à devoir passer encore plus de temps à gérer des problèmes réglementaires au cours des 12 prochains mois. Et si un peu moins de la moitié des sondés (46%) ne pensent pas que la mise en œuvre de la Retail Distribution Review impactera leur façon de travailler au Royaume Uni, ils sont très majoritairement (76%) persuadés que le projet de directive UCITS IV représente une opportunité dont ils sont bien décidés à tirer partie.

Evolution attendue de la structure des frais
La très large majorité des sondés (64%) s’attend à ce que la pratique des performance fees se développe au cours des 12 prochains mois. Parallèlement, ils considèrent que sur certains segments du marché, les frais de gestion annuels seront amenés à baisser, conséquence directe du poids croissant de la gestion passive, dont les ETFs.

Augmentation des solutions à profil de risque défini et de multi-managers
Un changement clair, et sans doute permanent, devrait se produire en faveur des fonds à profil de risque défini, les investisseurs préférant de plus en plus avoir des certitudes quant au niveau de risque auquel ils sont exposés plutôt que de celui des rendements auxquels ils peuvent prétendre. 62% de l’échantillon s’attend à ce que la demande pour les fonds à profil de risque défini s’accroisse l’an prochain, aucun gérant n’anticipant une évolution inverse. Une tendance quasi similaire se dégage en faveur des investissements multi-managers, puisque seulement 12% des sondés anticipent une baisse de la demande sur ce type de fonds. 62% pensent que la croissance de ce segment de marché sera la plus forte sur le marché des particuliers.

Les plateformes de plus en plus utilisées
Autre enseignement de l’étude : la probable augmentation très forte du taux d’utilisation des plateformes par les gérants au cours des trois prochaines années. Beaucoup les voient déjà comme un important réseau de distribution. Les plateformes représentent au moins 25% des ventes à destination des particuliers pour 71% des sondés, et plus de 50% pour 43% d’entre eux. Une grande majorité (79%) pensent que leur influence va encore s’accroitre dans les années qui viennent.

Une consolidation est inévitable
La consolidation reste présente dans tous les esprits : 76% des sondés s’attendent à ce que ce mouvement de concentration se poursuive. Sur cette population, ils sont plus de la moitié (55%) à considérer qu’il sera mené par les grandes structures à la recherche d’économies d’échelle en rachetant leurs concurrents ou des entreprises de plus petite taille. 53% des sondés s’attendent à ce que le nombre de "boutiques" diminue au cours des prochaines années.

Des opportunités de croissance
En dépit de ces vents contraires, l’industrie de la gestion d’actifs reste optimiste et entrevoit toujours des perspectives de croissance. Plusieurs facteurs de développement potentiel sont mis en évidence. Presque la moitié de l’échantillon (45%) s’attend à croître sur un nouveau marché en 2011 (l’Europe et l’Asie semblent être les zones les plus prometteuses), et plus de 60% déclarent envisager de nouvelles embauches coté gestion et distribution.

Commentant cette étude, Nils Bolmstrand, CEO de Skandia Investment Group, a déclaré : "A travers cette étude annuelle, il est intéressant de noter à quel point l’industrie de la gestion d’actifs demeure optimiste en dépit d’un contexte globalement peu favorable. La plupart des sociétés que nous avons interrogées sont confiantes sur l’état de santé de leur l’industrie, et anticipent une croissance des actifs sous gestion en 2011, cherchant d’ailleurs à conquérir de nouveaux marchés.

Parmi les accélérateurs de croissance identifiés figure la Directive UCITS IV, perçue comme une opportunité pour l’industrie de la gestion. Notamment en raison de la prise en compte des stratégies alternatives au sein de la Directive. Le débat qui a fait rage sur la possible perte de valeur du "label" UCITS, une fois les stratégies de type hedge fund incluses, a perdu de sa vigueur, de plus en plus d’observateurs considérant que cette inclusion n’aura pas d’impact notable.

Mais l’industrie reste toutefois confrontée à d’importants challenges. La concentration du secteur (menée par les grandes structures à la recherche d’économies d’échelle) s’annonce comme le fait marquant de l’année 2011. Elle devrait conduire à une réduction significative du nombre de "boutiques" en activité. Le niveau des frais devrait également l’an prochain être au centre des préoccupations sur certains segments du marché, les gérants devant se montrer plus compétitifs face au succès croissant des produits de gestion passive comme les ETFs. Nous pensons que l’offre croissante en produits de type béta à faible coût, l’augmentation de la demande pour des produits de performance absolue, en raison de la forte volatilité des marchés, et la raréfaction des produits générateurs d’alpha réellement performants va conduire à une polarisation du marché en termes de frais de gestion, ainsi que le démontre notre étude.

Par ailleurs, les contraintes réglementaires semblent toujours continuer à peser plus lourdement sur la profession, puisque 85% des gérants s’attendent à devoir passer encore plus de temps à gérer des problèmes réglementaires en 2011.

Mais le sentiment dominant qui ressort de cette étude est que l’année à venir semble extrêmement importante pour l’ensemble de l’industrie de la gestion, ses acteurs ayant bien conscience qu’il leur faudra se repositionner en 2011 pour affronter, en bonne position, un avenir qui s’annonce incertain..."

Redaction, Next-Finance, le 7 décembre 2010

Dimanche 12 Décembre 2010
Notez




Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Recevez la newsletter quotidienne


évènements


Lettres métiers


Livres Blancs