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2010 : Perspectives économiques


Nous observons de plus en plus de signes étayant notre théorie selon laquelle les récessions américaine et mondiale sont désormais terminées et nous nous trouvons à l’aube de reprises économiques durables, tant aux Etats-Unis qu’au niveau global.




Le « sauvetage global d’urgence » du système financier et de l’économie s’est avéré un véritable succès, certainement d’un point de vue court termiste et probablement aussi d’un point de vue long termiste. Le stimulus politique global engagé de manière agressive par les banques centrales sous la forme d’injections de liquidités ainsi que le stimulus monétaire et budgétaire gouvernemental ont été initiés dans de nombreux pays et ont permis d’alléger la crise financière, de mettre un terme à la récession et de relancer le développement économique global.

La politique macroéconomique adoptée par l’ensemble des pays du monde affiche très clairement un objectif de stimulus et nous pensons que cette approche macroéconomique simultanée et harmonieuse devrait permettre de générer un développement économique durable au sein de la quasi-totalité du globe en 2010. Nous restons confrontés à un certain nombre de difficultés clés.

Nous présentons ci- dessous une synthèse de notre analyse de ces principales difficultés :

- Nous anticipons une augmentation du PIB réel d’environ 4% au second semestre 2009 et durant l’ensemble de l’année 2010. Cette croissance globale soutenue sera menée par les pays les plus robustes financièrement, tandis que les pays qui restent pénalisés par la dette jouiront d’une croissance plus hésitante.

- Nous pensons que les Etats-Unis devraient bénéficier d’une croissance économique du PIB réel de 3% à 3,5% au second semestre 2010 et au titre de chacun des trimestres de l’année 2010. La croissance aux Etats-Unis devrait ressortir à un rythme quelque peu supérieur à la tendance de long terme située autour de 2,5%, mais bien en-deçà de celle normalement générée dans le cadre d’un rebond type suite à une récession aussi sévère. La reprise économique devrait être « supérieure à la tendance mais inférieure à la normale ». Nous n’anticipons pas de récession à double creux. Nous ne partageons pas l’avis d’autres prévisionnistes quant à une nouvelle augmentation du taux d’épargne personnelle aux Etats-Unis, dans la mesure où la croissance des revenus risque de ne pas être suffisante pour permettre une telle hausse. Nous pensons que les économies développées font face à une reprise peu créatrice d’emplois, avec des marchés du travail à peine plus vigoureux que durant une reprise marquée par une absence de création d’emplois.

- Le taux de chômage américain devrait toucher un point haut durant le printemps 2010 à près de 10,5%, suivi par une amélioration très progressive. La persistance de taux de chômage élevés au sein des économies développées devrait induire quelques désaccords d’ordre commercial ainsi que des craintes relatives à une « guerre du marché du travail ». Nous pensons que les déficits élevés actuels ne constituent pas un problème majeur, mais que les déficits structurels de long terme constituent une difficulté très sérieuse qui ne devrait probablement pas bénéficier d’une réforme politique adaptée au cours des prochaines années. Selon nous, les politiques monétaires et budgétaires de stimulus ont essentiellement servi à reflater l’activité économique réelle et les prix des actifs. Cependant, nous pensons qu’elles ne devraient pas déclencher de remontée significative de l’inflation à court terme aux Etats-Unis.

- Nous anticipons une « illusion » sur le front de l’inflation headline, dans la mesure où le taux d’inflation à 12 mois des prix à la consommation devrait traduire dans un premier temps la chute du prix du pétrole brut depuis son niveau de 147USD, puis dans un second temps la hausse du cours depuis son point bas de 30USD. Nous nous accordons sur le fait, qu’au plus fort de la crise financière, nous ne pouvions totalement écarter le risque d’une dépression mondiale, bien que ce scénario ne faisait pas pour autant partie de nos prévisions. Cependant, nous pensons que, conformément à nos anticipations, ce risque s’est envolé. Nous pensons que la tendance de reconstruction financière progressive devrait se poursuivre, en dépit des pressions résiduelles liées à la déflation collatérale des marchés de l’immobilier résidentiel et commercial. La politique de la Réserve Fédérale (la Fed) reste anti-déflationniste compte tenu de ce contexte. Le scénario le plus probable, selon nous, est que le taux des Fed funds devrait entamer une remontée cyclique vers la fin de l’année 2010. Nous pensons que le marché haussier de 28 ans des bons du Trésor américain touche à sa fin et devrait être suivi par une tendance à la neutralité des rendements obligataires durant les dix prochaines années.

- En ce qui concerne le taux de change du dollar américain face aux devises d’autres pays développé, nous pensons que le billet vert se trouve actuellement dans les derniers stades d’une baisse significative de plusieurs années. Nous pensons que cette baisse touchera à sa fin d’ici la fin de l’année 2010, le marché anticipant un resserrement de la politique de la Fed. En revanche, nous ne savons pas avec certitude l’ampleur de la baisse que le dollar risque d’enregistrer.

Quel sera le visage de la reprise de l’économie américaine et mondiale ? Le FMI a revu à la hausse ses prévisions de croissance mondiale en 2010 à près de 3%. Nous pensons que le scénario le plus probable est que l’économie mondiale a nitié une croissance mondiale simultanée et que le taux de croissance mondial devrait être plus proche de 4% en 2010. L’affaiblissement synchronisé des éonomies à travers l’ensemble du globe durant la crise financière a eu un effet démultiplicateur, mais la synchronisation des politiques de stimulus et de la reprise à travers l’ensemble de ces mêmes pays devrait contribuer positivement à la vigueur de la reprise.

Les preuves étayant nos prévisions d’une croissance mondiale simultanée continuent de s’accumuler. Les principaux indicateurs et les sondages des directeurs d’achats sont en hausse dans de nombreuses régions du monde. Les spreads de risque au sein des marchés obligataires se sont contractés. La pentification des courbes de taux s’accélère. Les prix des actions et des matières premières sont en hausse. Les sondages des consommateurs et des entreprises se sont améliorés. Le PIB réel a entamé une hausse durable au sein de la plupart des pays. La croissance mondiale devrait être conduite par les économies émergentes et émergées présentant des bilans robustes ainsi que par certains pays exportateurs de matières premières, tandis que les pays qui souffrent d’un éclatement du marché immobilier et qui restent pénalisés par leur dette devraient bénéficier d’une croissance moins soutenue.

Par Richard B. Hoey, Chef Économiste chez BNY Mellon

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Mercredi 6 Janvier 2010
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