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2009, une année pour les obligations convertibles


2008 restera dans la mémoire de la plupart des investisseurs comme une année exceptionnellement mouvementée et difficile. Suite à l’exposition des risques réels liés au "subprime", une crise profonde du crédit a entraîné tous les marchés financiers dans une spirale récessionniste où les marchés actions internationaux ont chuté de plus de 40% sur l’année.




Dans un tel contexte, les obligations convertibles n’ont pas été épargnées, puisque leur indice de référence - UBS Global Focus Convertible Bond index - a chuté de plus de 25% sur l’année. Après une année particulièrement dynamique en 2007 (198 milliards de dollars, +49%) et un bon début d’année 2008, le marché primaire des obligations convertibles a ralenti considérablement durant le troisième trimestre avant de quasiment disparaître au quatrième trimestre. En fin d’année, nous avons en effet assisté à un mouvement de "flight to quality", beaucoup d’investisseurs se réfugiant dans des fonds monétaires et des obligations gouvernementales.

Les trois derniers mois de l’année 2008 ont également vu une conjonction de phénomènes exceptionnels sur le marché des obligations convertibles : la vente forcée de la part de certains acteurs, le faible nombre d’acheteurs et un contexte fortement pessimiste. En raison de ces facteurs, nous avons été les témoins d’une situation sans précédent, où un grand nombre d’obligations convertibles étaient vendues à un prix inférieur à la valeur du composant obligataire.

Dans un contexte mondial de revalorisation du risque, beaucoup de hedge funds ont dû recourir à des ventes forcées. La valorisation des obligations convertibles a souffert de ces programmes, se retrouvant exceptionnellement décotée, offrant souvent des rendements supérieurs aux obligations standards équivalentes. Les obligations convertibles offraient ainsi l’opportunité d’investir dans des instruments à fort rendement sur des maturités courtes (6 mois - 1 an) sans pour autant s’exposer à un crédit de mauvaise qualité.

La valorisation particulièrement attractive de la classe d’actif des obligations convertibles a été l’objet de beaucoup d’analyses et de recommandations, et nous avons constaté un retour des investisseurs à partir du mois de décembre 2008. Les obligations convertibles qui bénéficient d’un supplément de rendement par rapport aux obligations traditionnelles de qualité comparable et d’une option d’achat quasi gratuite ont vu leur valorisation s’apprécier ces dernières semaines. Ce phénomène de renchérissement a été favorisé sur la période par l’absence des flux vendeurs des acteurs de la gestion alternative.

Nous pensons donc qu’en 2009, les obligations convertibles vont offrir le meilleur rapport rendement/risque car elles génèrent un rendement obligataire enfin intéressant ainsi qu’une participation à une hausse possible du marché actions à un prix souvent très faible. Les fonds concentrés sur les obligations convertibles d’entreprises de bonne qualité devraient être capables dans les mois qui viennent de protéger les investissements de leurs clients tout en offrant des rendements très intéressants dans un contexte global qui promet d’être difficile pour les investisseurs.

Jean-Baptiste Aveni, responsable de Lombard Odier Lausanne


www.lodh.com

Mercredi 18 Mars 2009
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